jeudi 9 décembre 2010





je n'ai pas terminé ma semaine
et je suis épuisée.
mélange de froid,
de stress, de bêtises humaines.
J'ai tant aimé me sentir utile aux autres.


Maintenant il faut travailler pour un
rendement, diriger une troupe.
j'ai perdu ce que j'avais de très cher
mais c'est un choix
contraint et forcé.
j'avais tellement de réconfort
auprès d'eux et de leurs familles.
je ne les piquais pas, je les soignais à ma façon.
Ensemble on cherchait ce que l'on pouvait créer
en poterie, en couture, en tricot, en collage.
J'écoutais, je consolais, je faisais rire
oui, souvent je faisais rire
et ils étaient heureux pour un moment.


Ils m'ont donné beaucoup
je me sentais forte près d'eux.
Il faut des journées comme aujourd'hui
pour être envahie de regrets
et se rendre compte
que c'est au travers des gens qui souffrent
que l'on trouve parfois sa force de vivre.


dans un monde de gens qui ne souffrent pas
je me sens très faible
très fragile, prête à casser
et libellule pourrait bien montrer quelques fissures.


mais à rejoindre mes bouts de tissu,
parfois il me semble qu'eux seuls m'attendent
je pourrais bien retrouver quelques plaisirs.








1 commentaire:

Anonyme a dit…

"Y a papa qui pique
Et y a maman qui coud"

Des mots d'amour qui font du bien à son coeur .
Compagnon du devoir... aimer sa compagne pour l'éternité .